Amina (à gauche) et Rahama devant les nouvelles toilettes de leur lycée, Salaga, nord du Ghana. Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

Amina (à gauche) et Rahama devant les nouvelles toilettes de leur lycée, Salaga, nord du Ghana. Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

 

Jour 1

Kawula (Bonjour)

Nous commençons notre journée ce matin à 5h45, avant de faire une excursion cahoteuse et poussiéreuse. Enfin, nous arrivons au lycée Salaga, à l'est du district de Gonja. Après une brève réunion de présentation avec le Directeur, nous entrons dans le hall de l'école où se trouvent plus de 2 000 étudiants portant tous un uniforme rose vif.

Un programme complet a été préparé par l'école et les étudiants, dont des danses traditionnelles, des discours de dignitaires, et des représentations théâtrales sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène.  Après cet accueil chaleureux, les membres de WaterAid au Ghana nous ont fait visiter les lieux. Nous avons découvert le système de biogaz, les sanitaires et les réservoirs de collecte de l'eau de pluie - des technologies implantées par WaterAid dans le cadre de ce projet.

La journée s'est terminée par un entretien avec les membres du Club de santé de l'école, composé de plus de 100 étudiants. Nous étions très fiers de l'impact que ce projet a eu sur la vie des étudiants.

Élèves au lycée Salaga. Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

 

Jour 2

Asankushund (Merci)

Aujourd'hui, la journée a de nouveau commencé tôt, vers 5h45 pour prendre la route afin de passer notre seconde journée à l'école.

Avant le projet du WaterAid, les étudiants devaient parcourir 8 km pour aller chercher de l'eau, même sale. Ce matin, nous allons tenter l'expérience.  Il est 8h30 du matin et la chaleur est déjà accablante. Il nous a fallu près d'une heure pour atteindre le barrage de Kpembi. A notre arrivée, nous avons essayé de soulever un bidon rempli d'eau (pesant environ 20 kg). Nous arrivions à peine à le soulever du sol et il nous était impossible de le porter jusqu'à l'école.

 

Hawa Tijani se lave les mains avec de l'eau propre à la station de lavage des mains dans les sanitaires du lycée Salaga. Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

 

Ensuite, nous sommes retournés à l'école où nous nous sommes entretenus avec les enseignants et le Directeur.  Les enseignants sont enchantés par le projet. Ils ont expliqué que depuis l'installation des stations WASH, un nouveau cours a été mis en place, car les étudiants ont plus d'énergie pour se concentrer sur leurs études.

L'équipe HSBC de Malte avec la fresque murale peinte à la main avec l'aide des élèves du lycée Salaga.  Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

 

Au cours de l'après-midi, nous avons peint une grande fresque murale, représentant la vie, sur l'un des murs extérieurs de l'école, avec l'aide des étudiants. A l'aide de pinceaux et de brosses, nous avons peint les branches alors que les empreintes de mains représentaient les feuilles.

A la fin de la journée, nous avons chanté des chansons maltaises, que les étudiants ont reprises spontanément avec nous. Lors de notre départ les étudiants ont crié, « Merci Malte ! »

 

Jour 3

Ensemble nous pouvons faire bouger les choses

Au cours de la matinée, nous avons visité Kulnyevula, une communauté au sein de laquelle WaterAid travaille depuis 2012 par le biais du HSBC Water Programme. Nous avons visité le nouveau poste à eau et nous avons pu constater les progrès réalisés grâce au projet. Nous avons également vu un grand nombre de latrines personnelles incroyablement propres. Il était incroyable de constater les améliorations apportées aux vies de personnes grâce au projet.

Daamata Abdulai ramenant un réservoir d'eau récupérée au poste à eau jusqu'à son domicile. Le poste à eau a été créé par WaterAid avec le soutien du HSBC Water Programme. Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

 

Avant de quitter cette communautaire, nous avons rendu visite au Chef et il a remercié WaterAid et la HSBC. Il a dit : « Un homme seul ne peut faire grand choses, mais ensemble nous pouvons faire bouger les choses ».  

Nina Neendo, résidant à Kulnyevula, a parlé des difficultés auxquelles elle devait faire face lors de la collecte de l'eau. Elle peut désormais aller facilement chercher de l'eau au poste à eau de WaterAid.  Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

 

Au cours de l'après-midi nous avons visité une autre communauté, Kakpayili-Shizugu, où WaterAid a récemment commencé à travailler.  Rencontrer cette communauté fut une expérience riche en émotions.  Le président du comité nous a permis de visiter le barrage, qui se trouvait à environ 1 km, là où l'eau est actuellement collectée.  Une fois sur place, l'eau était sale et pleine d'insectes. Les vaches et les chiens buvaient la même eau. Ce fut un réel choc de constater que les personnes devaient boire cette eau.

Janika Agius montrant la qualité de l'eau du barrage de la communauté de Kakpayili-Shizugu. Crédit Nyani Quarmyne/ WaterAid/ Panos

 

Après cela, les familles ont eu la gentillesse de nous ouvrir leurs portes et de nous inviter chez elles. Les membres de la communauté ont présenté les latrines personnelles en construction et nous avons visité le poste à eau, également en construction. Le poste devrait bientôt être terminé et cela va, à coup sûr, avoir un impact positif sur la vie des habitants. Alors que cette journée fut riche en émotions nous nous sommes souvenus des paroles du Chef - ensemble nous pouvons faire bouger les choses.

L'équipe de WaterAid a également posté des messages sur le terrain dans la rubrique Storify.

Water Stories

American photographer Mustafah Abdulaziz presents images from an ongoing study of the global water crisis

Find out more